<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000</id><updated>2011-07-31T03:15:41.978-07:00</updated><title type='text'>Légendes</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>8</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-2039110381589824980</id><published>2009-07-26T07:11:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:20:23.121-07:00</updated><title type='text'>La fée du Lac de Cintu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Source : &lt;a href="http://caldanu.free.fr/index.htm"&gt;Caldanu&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Un superbe site au sujet de la culture et de la vie Corse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="noir10"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;conte corse : La fée du Lac de Cintu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="noir10"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;Les Venachesi&lt;/i&gt; (habitants de Venaco) ont eux aussi leurs fate, et Dieu sait combien ils leur rendirent grâces de les avoir aidés à se débarrasser d'un terrible dragon. La première fois qu'ils découvrirent  le dragon, ce fut en amont de Piridondellu, au bord du ruisseau. Probablement arrivé là par la vallée du Vecchju, le monstrueux dragon se mit à répandre la terreur à travers tout le pays. Ceux qui l'avaient aperçu de loin et s'étaient enfuis à temps pouvaient en témoigner : la bête, énorme, vomissait  des flammes par la gueule, et avançait en agitant de monstrueuses ailes, sa queue battant l'air et ses griffes, d'une longueur démesurée, sorties comme autant de couteaux. Qui donc pourrait délivrer le pays de ce terrible fléau derrière lequel se cachait le démon en personne?  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Ange-Marie, Venacais de naissance, se proposa. Le jeune homme implora le secours du ciel lorsqu'il partit affronter la terrible bête et ce furent les fées qui répondirent à son appel. Personne ne fut témoin de ce combat mais tout le monde était assuré que jamais on ne reverrait Ange-Marie vivant. On entendit des bruits infernaux provenant du double combat qui se livrait. Car les fées combattaient le démon qui animait la terrible bête, tandis qu'Ange- Marie affrontait le monstre lui-même.   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Le démon battu, le dragon perdit ses défenses et Ange-Marie réussit enfin à le tuer après l'avoir courageusement affronté. Le lieu où se déroula ce combat a conservé le nom du monstre : U Dragone. Mais l'histoire ne se termine pas là. Les fées voulurent récompenser Ange-Marie d'un tel courage. Elle lui proposèrent de venir cultiver la terre à proximité de leur demeure, dans les lieux appelés Chiose et Occiolo. Les fées lui promirent qu'en ces lieux, son troupeau profiterait et que ses récoltes seraient bien supérieures à ce qu'il pouvait espérer, de sorte qu'il ne tarderait pas à s'enrichir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Cependant, les fées posaient une condition à leur proposition. C'était que jamais Ange-Marie ne cherchât à découvrir le secret de leur demeure. Puis, les belles dames disparurent. Dès lors, Ange-Marie  ne cessa de penser à l'une des fées qu'il avait rencontré et qui était particulièrement belle. Le malheur voulut qu'une sfrega (sorcière) l'attendît un jour sur le chemin et lui proposât de le mener à la demeure de la fée qui occupait ses pensées.  Il arriva donc aux Trois Portes des Fées, au milieu des « calenche », et l'une d'elles, plus blanche que les deux autres, s'entrouvrit. L'histoire d'Ange-Marie s'achève là. Car nul ne sait ce que vit alors le jeune amoureux qui fut pétrifié sur place avec la chèvre qui l'accompagnait.   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-2039110381589824980?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/2039110381589824980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/2039110381589824980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/source-caldanu-un-superbe-site-au-sujet_26.html' title='La fée du Lac de Cintu'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-609227606432623210</id><published>2009-07-26T06:39:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:20:00.048-07:00</updated><title type='text'>La Fée du lac de Créno</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Source : &lt;a href="http://caldanu.free.fr/index.htm"&gt;Caldanu&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Un superbe site au sujet de la culture et de la vie Corse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="noir10"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" class="noir10" &gt;conte corse : La Fée du lac de Créno&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="noir10"&gt;&lt;br /&gt;Un beau jour, en temps de disette dans le Niolu, un pauvre père de famille dut déclarer à ses douze enfants qu'ils devaient quitter la maison paternelle pour aller gagner de par le monde le pain que le pays ne pouvait leur procurer. Le pauvre petit Francescu, cadet de la famille, se mit à pleurer à chaudes larmes. Comment pourrait-il suivre ses frères, lui qui était boiteux? Le père consola l'enfant, fit promettre à ses fils aînés de ne jamais abandonner leur petit frère et la mort dans l'âme, dit adieu à ses enfants. Ceux-ci décidèrent de gagner Bunifaziu afin de s'embarquer pour la Sardaigne. La route était longue et Francescu les retardait. Ils convinrent donc de l'abandonner. Lorsqu'ils atteignirent  Bunifaziu, le temps se couvrit. Ils embarquèrent  et la tempête se leva. Le bateau fit naufrage et les onze frères périrent en même temps.   &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Mais retrouvons Francescu qui, délaissé en chemin, avait tant pleuré ses frères qu'il s'était endormi. Lorsqu'il s'éveilla, une vieille femme était assise à ses côtés et il  réalisa  soudain  que  sa  jambe  était  miraculeusement  guérie. Il comprit alors que la vieille femme avait profité de son sommeil pour lui frotter la jambe avec des herbes merveilleuses, et il lui manifesta une émouvante reconnaissance. Touchée par la bonne nature de ce garçon, la vieille femme reprit donc son apparence de fée et, avec une grâce infinie, avoua à Francescu qu'elle était la reine des fées du lac de Creno, et proposa, avant de disparaître,  de lui accorder deux bienfaits. Francescu obtint ainsi un sac dans lequel pouvait entrer tout ce qu'il désirait, et un bâton qui faisait toutes ses volontés. A peine les avait-il en main que la belle fata disparut. Francescu demanda à son sac une perdrix rôtie qu'il dégusta séance tenante. Une fois restauré, le garçon décida que ses pas le mèneraient à Mariana. Combien de fois n'avait-il pas entendu raconter que là-bas, tous les joueurs de Corse et d'Italie venaient jouer leur fortune. On disait encore que le diable, sous l'aspect d'un élégant jeune homme, y était le maître du jeu et que nulle victime, attirée là par l'appât du gain, ne savait lui résister. Ainsi donc, le diable achetait son âme et chaque jour, il trouvait une nouvelle proie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Fort de son sac et de son bâton, Francescu se dirigeait d'un pas sûr en direction de Mariana. Arrivé aux portes de la ville, Francescu commanda : « Cent mille écus dans mon sac ! » et aussitôt les écus pesèrent de tout leur poids dans le sac. Le diable qui avait l'apparence d'un beau jeune homme n'avait pas tardé à repérer Francescu aux tables de jeu. Il lui proposa de jouer avec lui et, trois jours durant, ne cessa de gagner. Au bout de trois jours, le diable pensa que son adversaire était sur le point d'être ruiné. Il lui proposa donc, s'il voulait recouvrer sa fortune perdue, d'aller violer la jeune fille qu'il lui désignerait. Ainsi achetait-il les âmes !&lt;br /&gt;« Saute dans mon sac », s'écria Francescu. Et le diable se retrouva aussitôt prisonnier dans le sac magique. Alors Francescu ordonna à son bâton de frapper le sac sans relâche. Le diable finit par crier grâce et accepta de rendre la vie à tous les jeunes hommes qui, ruinés par ses soins, s'étaient donné la mort de désespoir. Enfin, Francescu donna à chacun d'entre eux une petite somme d'argent pour quitter la ville et aller gagner honnêtement  sa vie. Sa mission accomplie, Francescu décida de rentrer au pays.   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;En chemin, il corrigea un certain docteur Brancaziu qui refusait de soigner un malheureux vieillard. Puis il arriva chez lui. dans le Niolu. Là, la famine qui l'avait jeté sur les routes avec ses frères continuait à sévir cruellement. Francescu ouvrit une auberge : grâce à son sac et son bâton, il put offrir deux repas par jour aux villageois, jusqu'à ce que l'abondance revînt. Alors il cessa ses largesses pour ne pas rendre son entourage paresseux. On ne peut dire que Francescu  vécut heureux. Regrettant ses onze frères, il eut beau essayer de les faire rentrer dans son sac en les nommant un à un, il n'y recueillit que des os.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Francescu vécut longtemps. Lorsqu'il fut très vieux, la mort vint le trouver. Mais souhaitant revoir une dernière fois la bonne fée qui avait favorisé sa vie, il demanda à la mort de lui accorder un délai. Devant son refus obstiné, le vieux Francescu usa une dernière fois de son pouvoir :&lt;br /&gt;« Saute dans mon sac », dit-il à la mort. Et celle-ci se trouva prisonnière  dans le sac.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;La reine des fées du lac de Creno lui apparut alors, toujours d'une égale beauté.  « Tu as fait si bon usage du sac et du bâton, Francescu, dis-moi comment je puis te récompenser; je peux t'offrir la jeunesse, la richesse, le pouvoir, tout ce que tu désireras. » Mais le vieux Francescu s'estimait rassasié de jours. Il demanda donc à la bonne fée que la Corse fût débarrassée à jamais des Sarrasins. Le vœu accordé, la fée disparut pour toujours.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="noir10"&gt;Quant à Francescu, il prépara un bon feu pour réchauffer ses pauvres membres déjà froids et, libérant la mort, il jeta son sac et son bâton dans le feu, craignant qu'on n'en fit mauvais usage. Et le feu n'était pas encore éteint que la mort était venue faucher la vie du brave Francescu.    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-609227606432623210?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/609227606432623210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/609227606432623210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/source-caldanu-un-superbe-site-au-sujet.html' title='La Fée du lac de Créno'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-1799609343974643100</id><published>2009-07-22T05:24:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:19:37.351-07:00</updated><title type='text'>Compte nain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;Source : &lt;a href="http://www.gnomeland.net/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://dagnome.free.fr/avatar/gnome.gif" alt="Gnomeland monde fantastique" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Compte nain&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était une fois, dans des montagnes brumeuses et glaciales, une forteresse toute de pierre et d’acier faite. Et dans cette forteresse vivait un peuple étrange, tous de fort petite taille mais aux bras puissant et à la tête dure. On les nommai les nains. L’un d’eux, particulièrement fort et habile, souhaitait se procurer plus de richesse qu’il ne pourrai jamais en extraire de la montagne. Son grand père lui contât un jour une légende parlant d’une immense créature toute d’écaille recouverte et crachant le feu, le plus ancien des dragons, Asarnil. Il se décida un matin à partir à l’aventure, les gobelins ne s’étant pas manifestés depuis fort longtemps.&lt;br /&gt;Il se procura le meilleur équipement possible dans la cité-montagne, une armure si résistante et si légère qu’elle semblait être faite de plumes, et pouvais arrêter un coups de massue de troll sans même s’écailler. Sa hache quand à elle était si acérée qu’elle pouvait trancher métal et chair avec une égale facilité. Ainsi paré, notre guerrier partit par un froid matin et franchi la grande porte de la forteresse.&lt;br /&gt;Il se dirigea vers l’ouest, à la recherche du dragon. Il le chercha encore et encore jusqu’à ce qu’un jour, alors qu’il était assis et prenait un peu de repos il vit la créature haut dans le ciel. Il repéra l’endroit ou nichait le monstre et, une fois la nuit tombée, se dirigea vers l’entrée d’un pas résolu et en tenant fermement le manche de sa hache.&lt;br /&gt;Il savait qu’un combat direct contre le monstre serait à son désavantage, ainsi adopta il une tactique éprouvée par maint tueurs-de-dragons nains, approcher la bête pendant son sommeil pour la tuer d’un coup net.&lt;br /&gt;L’odeur qui émanait de la grotte ne laissait aucun doute quand à celui qui y logeait. L’entrée était jonchée de maints ossement d’origines très diverses. Plus il avançait, plus l’odeur se faisait acre. De ci de là quelques pièces d’or le guidèrent jusque au butin tant convoité. Discrètement, il approcha et vit le dragon allongé de tout son long sur une montagne d’or. Il resta la longtemps, à écouter la respiration du monstre car il savait ces créatures extrêmement rusées, elle pouvait feindre le sommeil pour ne pas avoir à chasser sa proie et ainsi s’économiser de pénibles efforts. Cependant, après quelques heures, il sembla que la respiration se fit de plus en plus lente et paisible, et les écailles du dragon se mirent à vibrer par moment comme si la bête était plongée dans un rêve tempétueux.&lt;br /&gt;Il choisi ce moment pour attaquer, et approcha en foulant le plus délicatement possible le sol jonché de pierres précieuses et de pièces d’or. Arrivé a quelques mètres de la bête il prit une dernière inspiration et franchit les derniers pas qui le séparait du cou de la bête pour y plonger sa lame et ainsi mettre un terme rapide a la vie du monstre. Hélas, il marcha là ou il n’aura point du et vacilla un instant. Ce fut suffisant pour permettre au monstre de prendre conscience de la situation. Avec une rapidité foudroyante le monstre se releva et jugea son assaillant. Il sembla d’un premier abord peu impressionné, encore un qui désirait son trésor et finissait comme amuse-gueule. Il n’était de ce fait pas utile de brûler la proie, celle-ci serai bien plus goûteuse crue. Poussant un hurlement à la fois sonore et extrêmement nauséabond, le dragon fondit sur le guerrier la gueule béante. Alors qu’il s’apprêtai à la refermer, elle fut bloquée à mis chemin. Le dragon ne réalisa pas alors ce qui se passait, mais le destin ne semblait pas enclin a lui livrer son repas si facilement. Le nain avait bondit et, un pied posé au fond de la bouche de la bête, maintenait cette dernière ouverte grâce a une force surnaturelle. Ses gantelets mettaient une lueur intense. Avant que la bête ne puisse réagir, le nain frappa avec sa main libre le sommet de la tête du monstre blessant très profondément l’animal qui, poussant un hurlement terrible, recracha notre guerrier. Le sang coulait a flot sur le tête du monstre, l’aveuglant presque totalement, ce que le nain remarqua bien vite. Il exploita cet avantage et chargea. Son coup frappa le monstre au ventre, ouvrant une saillie si large que les viscères de l’animal jaillirent tel un torrent de montagne.&lt;br /&gt;Notre guerrier s’assit alors sur son tas d’or et repris son souffle. Transporter plusieurs millions de pièces d’or n’est pas chose aisée, mais notre héros possédait quelque chose qui allai lui permettre cet exploit. De son sac il sortit une petite bourse d’apparence anodine, mais qui allai se révéler être bien plus qu’une petite poche de cuir. Il commença à la remplir, mais elle restait toujours aussi légère et les pièces d’or s’entassait à l’intérieur sans qu’elle semble se remplir. Après plusieurs jours passé ici a savourer sa victoire et ramasser toute les richesse de la grotte, notre nain se nourrissant de la chair de la bête ce qui lui donna une vigueur qu’il n’avait jusque alors jamais ressentit. Son œuvre achevée il repris le chemin de son foyer, plusieurs millions de pièces d’or dans son sac et l’estomac bien rempli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gromy 2003&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-1799609343974643100?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/1799609343974643100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/1799609343974643100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/source-compte-nain-il-etait-une-fois.html' title='Compte nain'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-8759276660636082029</id><published>2009-07-22T05:14:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:19:10.684-07:00</updated><title type='text'>Korrigan</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;source : le site web&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.viaouest.com/"&gt;&lt;img src="http://nsa08.casimages.com/img/2009/07/22/090722021934709437.png" alt="Viaouest! annuaire web gratuit Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Poitou-Charentes" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une Histoire de Korrigan&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au temps passé , il existait sur la montagne voisine une maison de korrigans, sans doute un dolmen, et ces malicieux petits êtres avaient pris la fâcheuse habitude d'envahir chaque nuit le manoir pour s'y livrer à un infernal fête.On les entendait courir de la cave au grenier, s'appeler de leurs voix graves et discordantes, mener dans toutes les chambres un affreux remue-ménage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants, même de Coatbily, n'étaient pas à l'abri de leurs brimades. Le dernier d'entre eux qui se couchait était assuré de recevoir, sur cette partie charnue de sa personne qu'il devait tendre pour se fourrer dans le lit clos, une épouvantable tape saluée aussitôt par des rires stridents et des hurlements de jubilation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tapage était tel, les ustensiles, la vaisselle, le meubles semblaient si terriblement bouleversés, secoués, trainés à hue et à dia, qu'on s'attendait à les retrouver le lendemain matin disloqués ou réduits en miettes. Eh bien pas du tout ! A l' aurore, chaque chose avait repris sa place habituelle et n'offrait aucune trace de dur traitement que les lutins lui avaient fait subir. D'ailleurs, ceux-ci, lorsqu'ils exécutaient dans la grande salle leurs rondes folles, s'accompagnaient souvent d'un refrain breton traduisible à peu près ainsi : " Rions, sautons, chantons, dansons, Du crépuscule à l'aube claire. Mais tout ce que nous défaisons, Hélas ! Il nous faut refaire ". Désolé de ne plus pouvoir dormir en paix, d'être abandonné par ses domestiques qui cherchaient ailleurs des maisons plus tranquilles, le seigneur de Coatbilly s'en alla consulter la vieille Tinah de la Croix des Gardiens, matrone expérimentée et d"excellent conseil. Après lui avoir offert un écu neuf et une poule pondeuse, il lui exposa son cas en détail. La bonne femme écoutait sans mot dire. Elle réfléchit longtemps, puis , se levant, sortit sur le seuil et examina le soleil, qui descendait vers les bois de Quistinic au milieu de nuages rouges comme braise. '' Cela va bien, prononça-t-elle. Il y aura vent cette nuit, il faut en profiter. Mais dites-moi d'abord : par où les Korrigans entrent-ils dans votre manoir ? - Par n'importe où, Tinah, au besoin par le trou de la serrure. J'ai beau tout fermer et verrouiller soigneusement, ils arrivent toujours à découvrir quelques pertuis. Mais je dois dire qu'avant d'envahir ma maison, ils en ont fait le tour, et ils remarquent une porte ou une fenêtre mal close, c'est par là qu'ils pénètrent chez moi.Eh bien , monsieur, voici ce qu'il convient de faire. Ce soir, vous laisserez ouvertes des lucarnes de votre grenier. Vous poserez sur l'appui un sac de plumes dont l'ouverture sera déliée et tournée en dehors. Vous y attacherez une corde qui traînera jusqu'au pied de la muraille. Soyez sûr que les Korrigans voudront se servir de cette corde pour entrer. Ils s'y suspendront et leur poids fera basculer le sac. Mais celui-ci ne tombera pas jusqu'en bas , parce que vous l'aurez retenu par une corde fixée à l'une des solives. Il restera donc en suspens. Tout son contenu se videra et sera emporté par le vent. Comme ils l'avouent dans leurs chansons, les Korrigans sont obligés, par leur nature, de remettre en place ce qu'ils ont dérangé. Ils seront donc forcés de courir après vos plumes et de toutes les ramasser. Celles-ci étant dispersées aux quatre coins du ciel, ils n'arriveront jamais à tout retrouver, et la honte les empêchera de revenir désormais chez vous ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les instructions de la vieille Tinah furent suivies de point en point et les choses se passèrent selon ses prévisions. Un concert horrible de glapissements et d'imprécautions suivit la chute du sac et l'envol éperdu de ce qu'il renfermait. Il y eut des galopades, des bonds, des clameurs dans la cour, dans les bois, dans les champs, dans les prés, puis le bruit s'éloigna, s'amoindrit, s'éteignit. Depuis, Coatbilly n'a jamais reçu la visite des Korrigans, et ses aimables habitants peuvent dormir, aujourd'hui, sans crainte des mauvais esprits, sur leurs deux oreilles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-8759276660636082029?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/8759276660636082029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/8759276660636082029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/legende-celte-histoire-de-korrigan.html' title='Korrigan'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-3492777455287473705</id><published>2009-07-22T04:40:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:18:58.050-07:00</updated><title type='text'>L’Ondine de l’étang de Grimm</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;extraite du site web&lt;br /&gt;&lt;a href="http://legendes.korrigans.free.fr/"&gt;&lt;img src="http://nsa08.casimages.com/img/2009/07/22/090722013725266109.gif" alt="bannière du site web : Le Domaine d'Isegorias" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’Ondine de l’étang de Grimm&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ll était une fois un meunier qui menait joyeuse vie avec sa femme. Ils avaient de l’argent et du bien, et leurs richesses s’accroissaient d’année en année. Mais le malheur vient du jour au lendemain : de même que leur richesse s’était accrue, de même elle fondit d’année en année, et, pour finir, c’est tout juste si le menier put considérer comme sien le moulin où il habitait. Il était rongé de chagrin, et quand il se couchait après le travail de la journée, il ne trouvait pas le repos, mais se retournait tout tracassé dans son lit. Un matin, il se leva avant l’aube et alla prendre l’air, pensant que cela le soulagerait un peu. Comme il marchait sur la chaussée, le premier rayon de soleil se montra et il entendit un léger bruit dans l’étang. Il se retourna et aperçut une belle femme qui sortait lentement de l’eau. Ses longs cheveux, qu’elle avait mis sur ses épaules de ses mains délicates, tombaient des deux côtés et couvraient son corps blanc. Il voyait bien que c’était l’ondine de l’étang, et, de peur, il ne savait s’il devait prendre la fuite ou rester immobile. Mais l’ondine fit entendre sa suave voix, l’appela par son nom et lui demanda pourquoi il était si triste. Tout d’abord, le meunier resta muet ; mais quand il l’entendit lui parler sur un ton si amical, il reprit courage et lui conta qu’autrefois il avait vécu dans le bonheur et l’aisance, mais que maintenant il était si pauvre qu’il ne savait plus que faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Rassure-toi, dit l’ondine, je te rendrai plus riche et plus heureux que tu ne l’as jamais été, promets-moi seulement que tu me donneras ce qui vient de naître dans ta maison.” “Qu’est-ce que cela peut être, pensa le meunier, sinon un jeune chien ou un jeune chat ?” et il lui accorda ce qu’elle lui demandait. L’ondine redescendit dans l’eau et le meunier rentra en hâte au moulin, rassuré et plein de courage. Il n’était pas encore arrivé que la servante sortît de la maison en lui criant de se réjouir, car sa femme venait de mettre au monde un petit garçon. Le meunier était comme frappé de la foudre : il voyait bien que l’ondine perfide l’avait su et qu’il avait été trompé. La tête basse, il s’approcha du lit de sa femme, et quand elle lui demanda : “Pourquoi ne te réjouis-tu pas de ce beau graçon ?”, il lui raconta ce qui s’était passé, et quelle sorte de promesse il avait faite à l’ondine. “A quoi me sert le bonheur et la richesse, ajouta-t-il, si je dois perdre mon enfant ? Mais que faire ?” Même les parents qui étaient venus le féliciter ne surent que dire.&lt;br /&gt;Cependant, le bonheur revenait dans la maison du meunier. Tout ce qu’il entrepenait réussissait, c’était comme si les caisses et les coffres se remplissaient d’eux-mêmes, comme si l’argent se multipliait dans l’armoire en une nuit. En peu de temps, sa richesse fut plus grandre que jamais auparavant. Mais il ne pouvait en concevoir une joie sans mélange : la promesse qu’il avait faite à l’ondine tourmentait son coeur. Chaque fois qu’il passait devant l’étang, il craignait de la voir surgir pour lui réclamer sa dette. Il ne laissait pas l’enfant s’approcher de l’eau : “Prend garde, lui disait-il, si tu touches l’eau, une main viendra te prendre et t’attirer au fond.” Cependant, comme les années passaient et que l’ondine ne se montrait toujours pas, le meunier commença à se rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le garçon devint un jeune homme et il entra en apprentissage chez un chasseur. Quand il eut terminé son apprentissage, et fut devenu un chasseur accompli, le seigneur du village le prit à son service. Au village, il y avait une jeune fille, jolie et dévouée, qui plut au chasseur, et quand son maître s’en aperçut, il lui donna une petit maison ; les deux jeunes gens célébrèrent leurs noces, vécurent paisibles et heureux et s’aimèrent de tout leur coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, le chasseur poursuivit un chevreuil. Quand, au sortir de la forêt, l’animal fit un détour en rase campagne, il se mit à sa poursuite et l’abattit finalement d’un coup. Il ne remarqua pas qu’il se trouvait au voisinage de l’étang dangeureux, et, après avoir vidé la bête, il alla à l’eau pour laver ses mains tachées de sang. Mais à peine les y eut-il plongées que l’ondine surgit, le prit en riant entre ses bras humides et l’entraîna si vite au fond que les ondes se refermèrent sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le soir tombait et que le chasseur ne rentrait pas, sa femme fut prise de peur. Elle sortit pour le chercher et comme il lui avait souvent raconté qu’il devait se méfier des pièges de l’ondine et ne pas se risquer dans le voisinage de l’étang, elle devina ce qui s’était passé. Elle courut à l’eau et quand elle eut trouvé sa gibecière sur la rive, elle ne douta plus de son malheur. Se lamentant et joignant les mains, elle appela son bien-aimé par son nom, mais en vain : elle courut de l’autre côté de l’étang et recommença à l’appeler, accablant l’ondine de dures paroles, mais elle ne reçut pas de réponse. La surface de l’eau restait calme, seul le demi-visage de la lune regardait vers elle sans bouger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvre femme ne quitta pas l’étang. Sans trève ni répit, elle en fit le tour d’un pas précipité, tantôt en se taisant, tantôt en poussant un cri déchirant, tantôt en gémissant d’une voix douce. Enfin, ses forces s’épuisèrent : elle s’affaissa sur le sol et tomba dans un profond sommeil. Et bientôt elle fit un rêve.&lt;br /&gt;Elle montait pleine d’angoisse entre deux grands blocs de rochers, les épines et les ronces lui déchiraient les pieds, la pluie lui cinglait le visage, et le vent mugissait dans ses longs cheveux. Parvenue au sommet, un tout autre spectacle s’offrait à elle. Le ciel était bleu, l’air léger, le sol descendait en pente douce, et sur une prairie verte parsemée de fleurs de toutes les couleurs, se dressait une hutte bien propre. Elle allait dans cette direction et ouvrait la porte ; il y avait là une vieille à cheveux blancs qui lui faisait un signe amical. A cet instant la pauvre femme se réveilla. Le jour était déjà lever, et elle résolut de suivre aussitôt les indications du rêve. elle gravit péniblement la montagne et tout se trouva comme elle l’avait vu dans la nuit. La vieille l’accueillit aimablement et lui montra sa chaise, où elle la fit asseoir. “Il doit t’être arrivé malheur, dit-elle, pourt que tu cherches refuge dans ma hutte solitaire.” Le femme en larmes lui raconta ce qui lui était arrivé : ” Rassure-toi, lui dit la vieille, je vais te venir en aide : voici un peigne d’or. Attends que la pleine lune monte dans le ciel, puis va à l’étang, assieds-toi sur la rive et démêle avec ce peigne tes longs cheveux noirs. Mais quand tu auras fini, pose le peigne près du bord, et tu verras ce qui va se passer.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme rentra chez elle, mais le temps lui parut long jusqu’à l’appariton de la pleine lune. Enfin, le disque lumineux apparut dans le ciel ; alors elle se dirigea vers l’étang, s’assit sur le bord et peigna ses longs cheveux noirs avec le peigne d’or, et quand elle eut fini, elle le posa sur le bord de l’eau. Aussitôt, l’abîme bouillonna, une vague se souleva, roula sur la rive et emporta le peigne. En un rien de temps, autant qu’il en fallait au peigne pour toucher le fond, la surface de l’eau se fendit et la tête du chasseur surgit. Il ne parla pas, mais regarda sa femme avec des yeux tristes. Au même instant, une vague déferla et mugissant recouvrit la tête de l’homme. Tout avait disparu, l’étang était aussi tranquille qu’auparavant et seul s’y reflétait le visage de la pleine lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolée, le femme rentra, mais elle vit en rêve la hutte de la vieille. Le lendamain, elle se remit en route et alla conter ses peines à la sage femme. La vieille lui donna un flûte d’or en lui disant : “Attends de nouveau la plein lune, puis prends cette flûte, assieds-toi sur la rive et joue une belle mélodie, et quand tu auras fini, pose la flûte sur le sable : tu verras ce qui va se passer.”&lt;br /&gt;La femme fit ce que la vieille avait dit. A peine eut-elle posé la flûte sur le sable que l’abîme bouillonna : une vague se souleva, s’approcha et emporta la flûte. Peu après l’eau se partagea et ce ne fut plus seulement la tête mais la moitié du corps de l’homme qui apparut. Il tendit les bras vers elle, plein de désir, mais une seconde vague déferla, le recouvrit et l’emporta au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Ah, dis la malheureuse, a quoi me sert de voir mon bien-aimé, si je dois toujours le perdre ?” Le chagrin emplit de nouveau son coeur, mais un rêve la conduisit pour la troisième fois dans la maison de la vieille. Elle se mit en route, la vieille lui donna en rouet d’or et la consola en lui disant : “Tout n’est pas encore accompli, attends que la pein lune se montre, puis prends ce rouet, assieds-toi sur la rive, et file toute la bobine ; quand tu auras fini, pose le rouet près de l’eau et tu verras ce qui va se passer.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme obéit scrupuleusement à tout. Dès que la plein lune se montra, elle porta le rouet d’or sur la rive et mit à filer avec diligence, jusqu’à ce qu’elle n’eût plus de fil et que la bobine fût remplie. Mais à peine eut-elle posé le rouet sur le bord que l’abîme bouillonna encore plus fort que les autres fois, une vague puissante s’élança et emporta le rouet. Aussitôt la tête et tout le corps de l’homme surgirent dans un jet d’eau. Vite il sauta sur la rive, prit sa femme dans ses bras et s’enfuit. Mais ils n’avaient pas fait beaucoup de chemin que l’étang tout entier se soulevait dans un grondement effroyable et inondait la vaste campagne avec une force dévastatrice. Les fugitifs se voyaient déjà perdus : alors la femme dans son angoisse appela la vieille à l’aide, et à l’instant il furent changés : elle en grenouille, lui en crapaud. Le flot qui les avaient atteints ne put pas les tuer, mais il les sépara l’un de l’autre et les emporta très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand l’eau se fut retirée et qu’ils eurent de nouveau le sol sec sous les pieds, ils reprirent leur forme humaine. Mais chacun d’eux ignorait où était l’autre. Ils se trouvaient parmi des hommes étrangers qui ne connaissaient pas leur patrie. De hautes montagnes et des vallées profondes les séparaient. Pour subvenir à leurs besoins, ils durent garder les moutons. Des années durant ils menèrent paître leur troupeau par les prés et les champs, et ils étaient emplis de tristesse et de nostalgie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour que le printemps avait de nouveau jailli de terre, ils menèrent tous deux paître leur troupeau et le hasard voulut qu’ils allassent à la rencontre l’un de l’autre. Ayant aperçu un troupeau sur une pente lontaine, il mena ses brebis dans cette direction. Ils se rencontrèrent dans une vallée, mais ils ne se reconnurent pas, cependant ils furent heureux de n’être plus aussi seuls. Dès lors, ils menèrent leurs troupeaux paître ensemble tous les jours, et ils se sentirent consolés. Un soir que la pleine lune paraissait au ciel et que les brebis étaient couchées, le berger tira une flûte de son sac et joua une chanson qui était belle, mais triste. Quand il eut fini il vit la bergère pleurer amèrement. “Pourquoi pleures-tu ? demanda-t-il. - Ah, répondit-elle, c’était aussi la pleine lune la dernière fois que j’ai joué cette chanson sur ma flute, et que la tête de mon bien-aimé a surgi de l’eau.” Il la regarda, et ce fut comme si un voile lui tombait des yeux ; il reconnut sa femme bien aimée ; et quand elle regarda son visage éclairé par la lune, elle le reconnut ausi, ils s’étreignirent et s’embrassèrent et point n’est besoin de demander s’ils furent heureux. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-3492777455287473705?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/3492777455287473705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/3492777455287473705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/legende-celte-londine-de-letang-de.html' title='L’Ondine de l’étang de Grimm'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-8742094708648188887</id><published>2009-07-22T04:38:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:18:40.010-07:00</updated><title type='text'>Les Présents du Petit Peuple</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;extraite du site web&lt;br /&gt;&lt;a href="http://legendes.korrigans.free.fr/"&gt;&lt;img src="http://nsa08.casimages.com/img/2009/07/22/090722013725266109.gif" alt="bannière du site web : Le Domaine d'Isegorias" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Présents du Petit Peuple&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux compagnons, un tailleur et un orfèvre, faisaient ensemble leur tour d’Allemagne. Un soir que, s’étant attardés, ils étaient encore sur la grand’route après le coucher du soleil, ils entendirent de loin les accents d’une musique, si gaie, si entraînante, qu’oubliant fatigue, ils s’élancèrent par un sentier de traverse dans la direction du son. La lune brillait de son plus bel éclat. Arrivés sur une colline, les deux compagnons aperçurent une troupe de petits hommes et de petites femmes, de la race des gnomes, qui se tenaient par la main, gambadaient, sautaient joyeusement, dansant en rond ; en même temps ils chantaient en choeur d’une voix délicieusement mélodieuse : c’était là la musique que les deux amis avaient entendue.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt; Au milieu de la nuit se tenait un vieillard, qui était d’une stature un peu plus haute que les autres ; il portait des habits brodés d’or, d’argent et de pierreries ; sa longue barbe blanche lui descendait jusqu’à la ceinture. D’un signe il invita les deux compagnons, qui, saisis de surprise, regardaient ce curieux spectacle, à entrer dans le cercle ; les danseurs ouvrirent leurs rangs pour les laisser passer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;L’orfèvre, qui était bossu et qui en cette qualité avait passablement de hardiesse, se hasarda le premier et vint se placer près du vieillard ; le tailleur, plus timide, finit par suivre son exemple. Alors le cercle se referma, et les petits farfadets se livrèrent à une sarabande de plus en plus folle. Tout à coup le vieillard tira de sa ceinture un couteau qu’il se mit à affiler avec soin. Les deux compagnons ne se sentirent pas à leur aise ; au moment où ils allaient chercher à fuir, le vieux, les saisissant par le cou avec une force inouïe, leur rasa la tête et le menton en clin d’oeil, avec une dextérité sans pareille ; puis il les lâcha, et, leur frappant sur l’épaule, d’un air souriant, il sembla vouloir leur faire entendre qu’il était content d’eux, qu’ils avaient bien fait de ne pas se débattre. Puis, leur montrant du doigt un tas de charbons qui était par terre, il leur fit comprendre par signe, qu’en récompense de leur condescendance, il les autorisait à en emplir leur poches. C’est ce qu’ils firent, ne sachant cependant pas trop quel profit ils en pourraient retirer. Puis, par un signe d’adieu du vieux, ils sortirent du cercle et reprirent le sentier pour regagner la grand’route. Ils jetèrent un dernier regard en arrière pour contempler encore les gentils danseurs ; à ce moment minuit sonna à l’église d’un monastère voisin. Aussitôt les chants cessèrent et tout le petit monde disparut comme s’il était rentré sous terre. Les deux voyageurs finirent par trouver une auberge ; ils étaient si fatigués qu’ils se jetèrent tout habillés sur la paillasse qu’on leur donna comme lit. Ils furent réveillés de très bonne heure par le sentiment qu’on leur tirait par les pans de leurs habits ; c’était simplement un poids énorme qui était dans leurs poches. Ils y portèrent la main. Quelle ne furent pas leur joyeuse surprise lorsqu’ils reconnurent que les charbons de la veille étaient changés en or massif ! en même temps ils remarquèrent que leurs cheveux et leurs barbes avaient repoussés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;De pauvres ils étaient donc devenus riches ; l’orfèvre qui, avec son caractère avide, avait par instinct pris beaucoup plus de charbon que le brave tailleur, se trouvait avoir deux fois plus d’or que lui ; il en avait une ceintaine de livres. Mais cela ne lui suffisait pas encore ; il regrettait de ne pas avoir pris des charbons plein son chapeau ; et il proposa à son ami de retourner le soir sur la colline pour y recueillir un nouveau trésor. Mais le tailleur, qui était d’un naturel modeste, répondit :&lt;br /&gt;” Non, moi j’ai pleinenment assez ; je vais retourner dans ma petite ville, me faire recevoir maître, et épouser Jeanne, ma fiancée ; nous serons parfaitement heureux. Quant à toi fait comme tu veux ; si tu retournes là-bas je t’attendrai ici jusqu’à demain. ”&lt;br /&gt;Le soir venu, l’orfère emporta deux grands sacs et se mit à la recherche du sentier qui menait à la colline ; il le découvrit et il trouva de nouveau les gnomes dansant et chantant à plein gosier. Tout se passa comme la veille ; le vieux le rasa et lui montra le tas de charbons. L’orfèvre en emplit ses poches et ses sacs à les faire crever ; ils s’en fut ensuite et, de retour à l’auberge, il eut de la peine à s’endormir, tant l’idée de richesses qu’il allait posséder dans quelques heures le mettait en fièvre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;Lorsque le matin il se réveilla, il courut à ses sacs pour palper les lingots d’or qu’il s’attendait à y trouver. Mais, oh désespoir ! ce ne fut que des charbons noirs qu’il en retira. Dans ses poches de même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;Lorsqu’il fut un peu remis de sa cruelle déception, il se dit : “Enfin, ce n’était qu’un beau rêve ; mais du moins il me reste encore l’or de la veille.”&lt;br /&gt;Il alla à l’armoire où il l’avait enfermé ; le beau et brillant métal était devenu du charbon, tout poussiéreux. Il s’affaissa, le coeur déchiré par une douleur poignante ; il porta sa main à sa tête pour s’arracher les cheveux ; il n’en avait plus, il était resté chauve.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;Il pleura de rage ; mais il n’était pas encore au bout de ses peines ; comme pendant de la bosse qu’il portait dans le dos, il lui en était poussé une autre par devant. Alors il reconnut que tout cela, c’était la juste punition de sa cupidité, et il sanglota amèrement. Le brave tailleur, qui sur ces entrefaites s’était réveillé, le consola de son mieux et lui dit :&lt;br /&gt;“Tout ne sera pas perdu pour toi ; tu es pauvre, mais tu es mon ami et je vais te donné la moitié de mon or; avec ce qui me restera, je serai encore plus riche que je n’avais jamais espéré l’être.” Le bon tailleur tint parole ; l’orfèvre put s’établir et arriva à une honnête aisance ; mais comme châtiment de sa convoitise excessive, il lui fallut, toute sa vie, porter sa seconde bosse et avoir en tout temps une calotte pour cacher son entière calvitie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-8742094708648188887?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/8742094708648188887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/8742094708648188887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/legende-celte-les-presents-du-petit.html' title='Les Présents du Petit Peuple'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-9087292466018620579</id><published>2009-07-22T04:29:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:18:25.857-07:00</updated><title type='text'>Le char de la Mort</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;extraite du site web&lt;br /&gt;&lt;a href="http://legendes.korrigans.free.fr/"&gt;&lt;img src="http://nsa08.casimages.com/img/2009/07/22/090722013725266109.gif" alt="bannière du site web : Le Domaine d'Isegorias" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Le char de la Mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right; font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2734800101/sr=8-4/qid=1155286801/ref=sr_1_4/402-2981766-6629714?ie=UTF8&amp;amp;s=gateway"&gt;La Légende de la Mort&lt;/a&gt; d’Anatole Le Braz&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était un soir, en juin, dans le temps qu’on laisse les chevaux dehors toute la nuit.&lt;br /&gt;Un jeune homme de trézélan était allé conduire les siens aux près. Comme il s’en revenait en sifflant, dans la claire nuit, car il y avait grande lune, il entendit venir à l’encontre de lui, par le chemin, une charrette dont l’essieu mal graissé faisait : Wik! wik!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne douta pas que ce ne fût karriguel ann Ankou (la charrette, ou mieux la brouette de la Mort).&lt;br /&gt;- A la bonne heure, se dit-il, je vais donc voir enfin de mes propres yeux cette charrette dont on parle tant!&lt;br /&gt;Et il escalada le fossé où il se cacha dans une touffe de noisetiers. De là il pouvait voir sans être vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La charrette approchait. Elle était traînée par trois chevaux blancs attelés en flèche. Deux hommes l’accompagnaient, tous deux vêtus de noir et coiffés de feutres aux larges bords. L’un d’eux condusait par la bride le cheval de tête, l’autre se tenait debout à l’avant du char.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le char arrivait en face de la touffe de noisetiers où se dissimulait le jeune homme, l’essieu eut un craquement sec.&lt;br /&gt;- Arrête ! dit l’homme de la voiture à celui qui menait les chevaux .&lt;br /&gt;Celui-ci cria: Ho! et tout l’équipage fit halte.&lt;br /&gt;- La cheville de l’essieu vient de casser, reprit l’Ankou. Va couper de quoi en faire une neuve à la touffe de noisetiers que voici.&lt;br /&gt;- Je suis perdu! pensa le jeune homme qui déplorait bien fort en ce moment son indiscrète curiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’en fut cependant pas puni sur-le-champ. Le charretier coupa une branche, la tailla, l’introduisit dans l’essieu, et, cela fait, les chevaux se remirent en marche. Le jeune homme put rentrer chez lui sain et sauf, mais, vers le matin, une fièvre inconnue le prit, et le jour suivant, on l’enterrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-9087292466018620579?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/9087292466018620579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/9087292466018620579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/legende-cetle-le-char-de-la-mort.html' title='Le char de la Mort'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920169429393167000.post-6695627333127445682</id><published>2009-07-18T11:37:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T07:18:08.886-07:00</updated><title type='text'>L'Âne, le Chien, le Chat et le Coq</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait des &lt;a href="http://www.amazon.fr/Contes-Legendes-Peuple-Corse-2/dp/2846982171"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Contes et Légendes du Peuple Corse&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Volume II&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fabienne Maestracci&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;aux éditions &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;ALBIANA&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conte corse : L'Âne, le Chien, le Chat et le Coq&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un vieil âne s’enfuit un jour de chez ses patrons après avoir surpris une conversation. Depuis longtemps, son patron ne le nourrissait plus, ne l’enfermait plus le soir après le travail, il n’y avait d’ailleurs plus de travail. Il était trop vieux. Les charges pesaient sur ses membres raidis, il avançait à petits pas et le maître s’exaspérait de l’attendre tandis qu’il se traînait sur les chemins. Aussi fut-il abandonné tout simplement. L’âne rôda longtemps aux abords de la maison et de son enclos où se prélassait désormais une jeune bourrique pleine de vigueur et d’arrogance qui avait la faveur des patrons. Un soir qu’il se tenait sous la fenêtre de la cuisine, il entendit la maîtresse de plaindre :  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;‘stu samiracciu !&lt;/span&gt; (Ce sale âne) Je ne peux plus le voir ! Il laisse des crottins partout autour de la maison et le maire est venu se plaindre parce qu’il divague dans les rues du village ! &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Il quoi ?&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Divague&lt;/span&gt;. C’est ce qu’à dit le maire. Et puis je l’ai surpris à mâcher du foin. Je ne sais pas comment il se débrouille, mais je suis sure qu’il vole la ration de l’autre. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah, quissa allora po nò ! Dumani li sciaccu una cartucciata !&lt;/span&gt; (Ca non alors ! Demain je lui flanque un coup de fusil !) »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’âne se sauva sur les chemins. Il marcha longtemps puis fit halte devant une large fontaine pourvue de deux bassins où il but à longues goulées. Un chien survint et se mit à laper l’eau fraîche sur l’autre bord de la fontaine. L’âne examina le chien, c’était un vieux cursinu saitanu comme il se doit, mais les poils gris venaient ternir l’éclat de son pelage zébré. Ce chien avait dû remplir sa tâche, il suffisait d’observer son ventre et ses cuisses couturées de cicatrices, autant de marques de violents accrochages avec les porcs, les vaches ou le sanglier. Une vie de chasse, de travail avec les bêtes de services rendus à l’homme et désormais, il allait sur les routes, chassé de la maison, « trop vieux pour qu’on le garde » avait dit le maître. C’est ce qu’il déclara à l’âne lorsque tous deux furent désaltérés. Ils décidèrent de voyager ensemble, et se mirent en route. Le soleil déclinait lorsqu’ils entendirent miauler. Le chien marqua l’arrêt et regardait de tous côtés quand un chat les héla du haut d’un arbre. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Où allez-vous tous les deux ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Nous n’en savons rien, nous fuyons nos maîtres.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Moi aussi, je me suis sauvé. Attendez-moi, je viens avec vous. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le chat descendit de son arbre et se présenta. C’était une belle bête, costaude et qui dans son temps avait dû terroriser des colonies de rats. Mais si la carrure solide, la grosse tête ronde aux oreilles essorillées disaient un glorieux passé, le pelage s’en allait par plaques, les yeux un peu vitreux et de vilaines entailles révélaient que le fier animal avait désormais le dessous dans les batailles. En chemin, il leur conta qu’un beau matin, son maître l’avait incité à rentrer dans la cuisine, où depuis longtemps il n’était plus toléré. Une fois la porte close, le maître avait déposé une soucoupe de lait à l’intention du chat qu’il appelait avec des mots sucrés : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Je n’étais plus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ghjattaccia&lt;/span&gt;, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;misgetta&lt;/span&gt; (je n’étais plus le sale chat mais minou) comme au bon vieux temps. Et uis, je l’ai vu reculer avec les mains derrière le dos, mais un morceau de sac qu’il tenait dépassait de sa manche et j’ai compris. J’ai sauté par la fenêtre.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Tu as eu de la chance de t’en tirer.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Oui, j’ai échappé de peu à la rivière. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’âne hochait de la tête, écoeuré par tant de duplicité. Ils marchaient de conserve depuis une petite heure lorsqu’ils virent un coq perché sur un piquet. Ils s’arrêtèrent pour le saluer. Le coq leur raconta qu’il s’était sauvé à la veille de la fête de son village, après qu’une voisine eût poussé la porte de la maison de ses maîtres en brandissant un papier où elle avait, clamait-elle, écrit la recette du coq au vin. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Vous comprenez, je me fais vieux. Ils ont acheté une espèce de jeune blanc-bec…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et qu’a-t-il de plus que toi ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Les poules le préfèrent. Elles le trouvent beau. Et puis je ne chante plus très bien. En les défendant, justement, contre le renard, j’ai été saisi à la gorge. Et depuis, j’ai du mal pour les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cuchjacù&lt;/span&gt;. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il est vrai que ce coq avait une voix encore forte, mais rauque et ses compagnons lui demandèrent une démonstration. Il poussa un cri effrayant qui leur fit hérisser le poil sur le dos.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Quelle horreur ! Je comprends que personne n’ait envie d’entendre ça le matin !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Ce n’est pas une raison pour le tuer ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le coq se joignit à eux et toute la bande pénétra bientôt dans la forêt. Il fallut se poser la question de l’hébergement pour la nuit. Tous souffraient de rhumatismes et n’avaient pas pris la piste pour recommencer à dormir dehors. L’âne vit briller une lumière au cœur des arbres. IL s’agissait d’une maisonnette dont les fenêtres éclairées mettaient un peu de vie dans le sombre couvert où ils progressaient. Le chat sauta sur l’appui d’une des ouvertures et regarda à l’intérieur. Personne ! Ils poussèrent la porte et pénétrèrent dans une petite pièce que réhauffait une belle flambée. La table était dressée, quatre couverts, avec un pichet de vin fraîchement tiré, une cruche d’eau fraîche, une belle miche de pain doré et des figateddi prêts à se faire embrocher. Un peu hésitants, les animaux se tenaient sur le pas de la porte. Le chat fut le plus hardi :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;O ziteddi ! Chì aspittemu ? Tuttu hè prontu, ùn emu ch’è à manghjà ! &lt;/span&gt;(Qu’attendons-nous ? Tout est prêt, nous n’avons plus qu’à nous mettre à table) »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ils prirent place. Le chien s’occupa de griller le figateddu, l’âne végétarien eut droit aux deux tiers du pain, ils trouvèrent aussi des canistreddi, du saucisson, ce fut donc un magnifique festin. Or cette maison appartenait à des voleurs. Et ceci expliquait leur absence à une heure avancée de la nuit. Trois d’entre eux étaient partis commettre quelque forfait et le quatrième, après s’être acquitté des taches domestiques, s’en était allé les rejoindre. Les animaux l’ignoraient, bien sûr. Après ce plantureux repas, le sommeil les gagna. Ils éteignirent les lampes et s’installèrent confortablement. Le coq se percha sur une poutre, le chien s’allongea contre la porte, le chat auprès de la cheminée et l’âne au pied de l’escalier qui menait au grenier. Ils ne tardèrent pas à s’endormir. Passé minuit, la porte s’entrouvrit, les voleurs étaient de retour. Le premier à pénétrer dans la maison obscure aperçut deux lueurs vertes, phosphorescentes, qui le fixaient. Il ressortit aussitôt : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Seigneur ! Le Diable est dans la maison ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les autres refusèrent de le croire et le plus courageux entra à son tour. Lui aussi vit briller les yeux du chat, mais durant une fraction de seconde seulement. Parce que le chat, d’un bond formidable avait jailli de la cheminée pour lui planter les griffes en pleine figure. Le voleur se prit à hurler de douleur et de peur. Les vociférations veillèrent le coq qui poussa l’un de es cris gutturaux dont il s’était fait une spécialité. Uns sorte de rugissement rauque qui dans l’obscurité de la maison où le chat virevoltait et sautant en crachant acheva de rendre le voleur fou de terreur. Il tenta de s’évader, le chien le mordit à la jambe. Il tournait en rond dans les ténèbres, affolé par la douleur en cherchant la sortie, lorsqu’il passa à hauteur de l’âne. Celui-ci lui décocha un coup de pied en pleine figure qui le laissa à demi idiot. Il réussit enfin à s’échapper. Ses compagnons avaient déjà pris la fuite, convaincus par cet infernal tapage qu’il était grand temps de décamper. Ils se sauvèrent jusqu’à l’autre bout du pays et le chat, le chien le coq et l’âne finirent paisiblement leurs jours dans la petite maison au cœur de la forêt. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920169429393167000-6695627333127445682?l=obsidare-legends.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/6695627333127445682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920169429393167000/posts/default/6695627333127445682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obsidare-legends.blogspot.com/2009/07/conte-corse-lane-le-chien-le-chat-et-le.html' title='L&apos;Âne, le Chien, le Chat et le Coq'/><author><name>Dare</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04022812509677016981</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_HduKi8_4bRs/SmgzAWRhFUI/AAAAAAAAAuA/UC4FwWJJkAs/S220/avatar+blogs.png'/></author></entry></feed>
